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Art Loi : Leçons à tirer à propos de la Collection Denney : Section 4Communications entre Salvatierra et Dallas et entre Salvatierra et Toulouse après la mort d’Anthony Denney."Attendu qu'après son décès, sa veuve, respectueuse des voluntés du défunt, continuait en son nom une correspondance avec le Musée de DALLAS..." |
Cependant entre la veuve de Denney à Salvatierra et le MAMOT la réalité de la situation fut immédiatement établie : Denney était bien mort et enterré et le fait était indéniable.
Bien avant que le testament soit prouvé et divulgué par le Bureau Central des Testaments à Madrid, [19] la veuve de Denney semble avoir traité de l’affaire avec M. Mousseigne au MAMOT tout comme si le patrimoine avait déjà été réparti. Le 24 juillet 1990, plus d’un mois avant que le testament soit divulgué, elle lui écrivit [20] pour lui dire qu’elle attendait l’ouverture du testament de son mari et qu’elle envisageait en attendant un dépôt temporaire de la collection et par la suite une donation. Elle demandait seulement en contrepartie que la Ville de Toulouse prenne en charge les frais de transport, d’assurance et de douane.
En 1993, enjointe d’expliquer la correspondance avec Dallas, la veuve de Denney fit en France [21] la déposition suivante :
Le 8 octobre 1990 M. Mousseigne envoya un mémoire au Maire Adjoint de Toulouse, responsable des musées, dressant la liste des œuvres qui seraient données, ou déposées avec promesse d’une donation à l’avenir.
Toutefois il mettait en lumière une importante
contradiction, écueil contre lequel la donation prévue pourrait
bien s’échouer. Au sujet de certains tableaux de Denney qui se trouvaient
chez sa veuve à Paris [22] il
écrivait :
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Du point de vue espagnol :
Du point de vue francais :
Cependant lorsqu’elle déclare à la Ville de Toulouse (1) que les tableaux ne sont ni connus ni déclarés en Espagne et (2) que la donation ne doit pas être ébruitée en Espagne, la veuve indique aux représentants de la Ville que les tableaux sont des biens non-déclarés du patrimoine de son mari et qu’elle n’a pas en fait de titre de propriété. En l’aidant à ne pas révéler aux autorités espagnoles l’existence de la donation, les représentants de la Ville acceptent des biens, comme si le titre de propriété était irréfragable alors qu’ils sont conscients du fait que la donatrice n’a pas obtenu un tel titre. La "Donation Denney" est donc un mythe—fondé sur des dissimulations. Il a depuis été révélé que la Ville avait tenté de récompenser la veuve de Denney de ses efforts pour leur apporter la collection en lui achetant en secret Sacco IV d’Alberto Burri pour la somme de 2 millions de francs.[23] Le quotidien régional, ‘La Dépêche du Midi’, a ajouté aux doutes concernant le mythe de la donation en rapportant que "Sacco IV de Burri serait une forme de ‘compensation’ pour la généreuse donatrice : un échange de cadeaux." [24]
Il ne semble donc pas que la ‘Donation Denney soit un cadeau miraculeux venu du ciel comme on l’a dit, [25] ni que la Ville eût "agi à l’encontre des intérêts de ses habitants" en refusant de l’accepter. [26] Il serait difficile pour la Ville de justifier sa déclaration d’avoir obtenu la collection dans des conditions normales et l’espérance d’une donation ne justifie pas la conduite du MAMOT. Ceci ressemble quelque peu à l’histoire de l’homme à qui la police demandait comment il avait acquis un cheval : "Ben, j’ai rien fait de mal, Monsieur. J’suis parti avec un bout de ficelle et quand j’suis revenu, y avait un cheval au bout."
Selon le code de l’ICOM [27](International Council of Museums):