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Denney mourut subitement d’un arrêt du cœur pendant les premières heures du 30 avril 1990, à l’âge de 76 ans. Son corps fut placé dans l’une des maisons du centre de Salvatierra où les habitants du village vinrent lui rendre un dernier hommage; la cérémonie funèbre et l’inhumation eurent lieu ce même jour . Ni sa famille , ni ses amis ne purent être présents. L’annonce de son décès parut dans le Times deux jours plus tard et une notice biographique fut publiée le 15 mai dans ce même journal. |
Pendant
ce temps une lettre, tapée à la machine et datée du
27 avril 1990, était partie de Salvatierra et s’acheminait vers
le DMA où elle arriva une quinzaine de jours après la mort
de Denney.

Le conservateur responsable du service d’Art occidental au DMA répondit à "Anthony Denney" le 18 mai 1990, le remerciant du prêt et l’informant qu’il transmettait sa lettre à l’archiviste du musée : "qui attendra que Monsieur Mousseigne se mette en rapport au sujet des dispositions à prendre."[17]
Maintenant que M. Mousseigne, directeur du Musée d’Art Moderne de Toulouse (MAMOT) devait contacter directement le DMA, "Monsieur Denney" n’entrait plus en jeu. Cependant, la date d’expédition approchait et la responsable de l’inventaire s’inquiétait de l’assurance. Au lieu de contacter le MAMOT, selon les directives reçues, elle écrivit à Denney—présumé vivant—suggérant la possibilité d’une mise à jour des valeurs d’assurance. Denney—depuis trois mois et demi outre-tombe—répondit le 22 août 1990.

La signature de cette lettre passa inaperçue et la collection, dont la valeur d’assurance avait été mise à jour, fut expédiée en France par avion le 18 novembre 1990, les mesures de sécurité requises pour une cargaison d’une telle valeur [18] ayant été prises. La lettre de transport indiquait :