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Art Loi :Leçons à tirer à propos de la Collection Denney : 1 : Introduction |
Les prêts d’œuvres d’art, dans le cadre d’un réseau mondial de musées, d’institutions et de particuliers, permettent aux musées de fournir un service qui est de très loin supérieur à celui qu’ils seraient à même d’offrir s’ils n’utilisaient que leurs propres ressources. Ces prêts sont possibles pour une seule raison : les prêteurs ont pleinement confiance dans le système et savent que toute œuvre qu’ls prêtent leur sera rendue. Supposons que cette confiance soit ébranlée, que se passerait-il alors? Qui accepterait de prêter quoi que ce soit sachant qu’un pour cent du nombre total d’objets d’art disparaît? Pourtant les contrats de prêts ont tendance à être rédigés d’une manière peu précise et l’on pourrait donc supposer que la pleine confiance manifestée envers le système est entièrement justifiée et qu’il n’est nullement nécessaire d’envisager ce qui pourrait advenir lorsque les employés du musée quittent leur emploi, lorsque des registres sont égarés ou lorsque le prêteur vieillit ou meurt. Les prêts peuvent entraîner des problèmes et, dans ce cas, quelles sont les responsabilités du musée détenteur, et qui veille à la qualité du système de prêt d’œuvres d’art?
Dans le cas de la collection Denney un prêt à long terme provenant d’un particulier est passé d’un musée à un autre à la suite d’une supercherie. Ceci a mené à un enchevêtrement cauchemardesque de revendications et de contestations concernant la succession. Mais pourquoi? Afin de répondre à cette question il nous faut examiner le processus de transfert par lequel le droit de propriété à la collection Denney a pu sembler passer de son patrimoine au Musée d’Art Moderne de Toulouse. Mon but est de tirer de ce cas des leçons utiles à tous, permettant peut-être d’éviter que de tels évènements se répètent à l’avenir. [1]