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Des cas tels que celui de Denney détruisent le climat de confiance sur lequel se fondent les activités des musées. Ils détruisent la confiance entre prêteur et emprunteur et entre un musée et un autre. Qui voudrait faire un prêt à un musée sachant qu’en ce faisant il risque que sa collection soit à jamais perdue pour ses héritiers?
Je crois que nous avons tous intérêt à examiner de très près la sécurité des collections prêtées et que les musées devraient réexaminer leur politique concernant les acquisitions afin de ne pas se trouver à l’avenir mêlés à des litiges de succession.
Surtout, il est nécessaire d’avoir une tribune internationale pour établir des normes et résoudre les problèmes soulevés par les prêts, et il faut que celle-ci soit accessible à tous les intéressés, privés ou publics : musées, prêteurs et leurs futurs héritiers et légataires.
J’espère que cette présentation du cas Denney stimulera la discussion et empêchera qu’à l’avenir quelque enchaînement d’évènements encore plus incroyables entraîne des situations où des musées sont induits en erreur et une atteinte est portée aux droits de particuliers. Qui sait? Cet exposé pourrait mener un jour à un registre universel de prêts sur le World Wide Web.